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Le Teatro Real de Madrid, premier théâtre lyrique à rouvrir avec La Traviata dès le 1er juillet !

Le Teatro Real de Madrid, premier théâtre lyrique à rouvrir avec La Traviata dès le 1er juillet !

Quelle bonne nouvelle ! Le Teatro Real de Madrid aura donc été le premier théâtre lyrique au monde à franchir le pas, avec un certain courage et beaucoup de panache. Du 1er au 29 juillet prochains, l’institution présentera en effet La Traviata, en version scénique et avec orchestre (56 musiciens). Rien moins que 27 représentations seront proposées (plus d’info ici) !

Pour respecter les règles de distanciation qui empêchent la mise en scène prévue en mai 2020 par Willy Decker, le metteur en scène Leo Castaldi a été invité à concevoir une version semi-scénique.

Les soprano Marina Rebeka et Lisette Oropesa chanteront le rôle-titre, en alternance avec Ekaterina Bakanova, Ruth Iniesta, Lana Kos. Alfredo Germont sera chanté par Michael Fabiano, Ivan Magrì, Matthew Polenzani et Ismael Jordi. Giorgo Germont sera interprété en alternance par les barytons Artur Rucinski, Nicola Alaimo, Luis Cansino et Javier Franco. Les chefs  Nicola Luisotti et Luis Méndez Chaves dirigeront.

Des conditions sanitaires strictes ont été prévues, qui ont demandé des semaines courageuses de préparation au Teatro Real et un investissement financier de 250 000 euros :

  • Lors de l’accès au théâtre, des masques de protection seront distribués, ce qui est obligatoire. Il y aura six contrôles de température aux entrées et de nombreux points de distribution de gel hydroalcoolique, ainsi que vingt personnes fournissant du gel au public à l’intérieur du théâtre.
  • Des tests sérologiques ont été effectués sur les techniciens, le chœur, les chanteurs et les musiciens de l’orchestre
  • Dans la fosse, les musiciens joueront avec un masque et une distance de 1,5 mètre entre eux. Les joueurs de vent auront des panneaux plastiques entre eux
  • Sur scène, des réglés de placement et de distanciation seront mises en oeuvre

Et à Paris ?

Et pendant ce temps, devant faire face aux mêmes règles sanitaires (ni plus ni moins), l’Opéra national de Paris, qui dispose pourtant de la plus grande subvention de toutes les maisons d’opéra dans le monde (plus de 90 millions d’euros), n’a pas daigné ouvrir, ne serait-ce que pour un petit concert (à l’inverse de la quasi-totalité des autres théâtres en Europe).

Son directeur actuel (Stéphane Lissner) ne veut pas faire d’opéra « au rabais » : une vision très snob et on ne peut plus méprisante, qui ne risque pas d’aider à mieux démocratiser l’accès à la musique classique. Il y aurait tant à faire et à proposer (des récitals de jeunes chanteurs français par exemple ?). Les conditions sanitaires actuelles le permettent tout à fait.

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