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Deux tiers des Français jugent que le public de la musique classique est « élitiste »

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Alors qu’une polémique a récemment éclaté sur les applaudissements au concert de musique classique, cet article propose de faire le point sur le regard que porte la population sur le public du classique.

Voici donc le troisième volet des résultats de notre grande enquête menée en mai et juin 2018 auprès de plus de 4 000 personnes.  Vous pouvez par ailleurs retrouver les deux premiers articles issus de l’enquête : « Le public de la musique classique : 9 millions de personnes » et « Mozart est le compositeur favori des amoureux du classique ».

 

Deux tiers des Français trouvent que le public de la musique classique est « élitiste »

Le résultat est sans appel : le public de la musique classique souffre toujours d’une image élitiste au sein de la population française. Ainsi, environ 68% des Français de 15 ans ou plus répondent oui à la question « Jugez-vous que le public de la musique classique est élitiste ? » (graphique ci-dessous).

Pire encore, si l’on ne prend en compte que le public hors musique classique (soit 82% de la population), le caractère élitiste est cité par 75% des personnes. Sans surprise, en revanche, le public de la musique classique (18% de la population) juge moins souvent ce même public élitiste, même si le qualificatif est employé par plus de la moitié d’entre eux (55%).

Au sein du public de la musique classique, plus l’implication est forte, moins le public de la musique classique est jugé élitiste (voir le détail des catégories employées dans cet article). Ainsi, 61% des « occasionnels » de la musique classique (écoute modérée de musique classique, fréquentation des concerts faible) emploient le terme « élitiste », alors que ce n’est plus le cas que de 45% des « aficionados » de la musique classique (qui vont eux au moins 10 fois dans l’année à un concert classique).

 

Le public de la musique classique : « pas diversifié socialement » et « pas diversifié en termes d’âge » pour respectivement 57% et 47% des personnes

Par ailleurs, deux autres questions de l’enquête permettent d’en savoir un peu plus sur le regard de la population sur le public de la musique classique. On observe tout d’abord que  57% des Français jugent que le public du classique n’est « pas diversifié socialement » (graphique ci-dessous).

Petite surprise : cette proportion est la même au sein du public hors musique classique (57%) qu’au sein du public de la musique classique (57%). En outre, plus l’implication dans le classique est forte, plus les personnes considèrent que le public du classique n’est pas diversifié socialement.

Il est vrai que plus cette implication est forte, moins le public du classique est justement diversifié socialement (les cadres sont ainsi en très forte proportion chez les aficionados par exemple). Au final, le caractère « socialement diversifié » se juge au regard de la catégorie de public à laquelle la personne appartient.

Le caractère « pas diversifié en termes d’âge » est moins fréquemment cité : 44% pour l’ensemble de la population. Il est toutefois plus présent au sein du public hors musique classique (47%), qu’au sein du public de la musique classique (38%).

Rappelons que plus de la moitié des personnes constituant le public de la musique classique ont plus de 60 ans, comme cela a été établi dans l’article présentant les premiers résultats de l’enquête.

Le caractère élitiste du public de la musique classique est plus souvent mis en avant chez les ouvriers, les employés et les habitants hors région parisienne

L’analyse des indicateurs précédents selon les caractéristiques de la population fait apparaître de très fortes disparités sociales et territoriales.

Ainsi, le caractère élitiste du public de la musique classique est cité par 77% des ouvriers ou employés, contre 63% des cadres (voir tableau ci-dessous). Les disparités territoriales sont également criantes : alors que les Parisiens ne sont « que » 49% à juger le public de la musique classique « élitiste », c’est le cas de 55% des habitants d’Île-de-France hors Paris et de 75% des habitants hors région parisienne.

Les jeunes pointent la non diversification du public du classique en termes d’âge

En moyenne, les jeunes ont une vision plus « positive » du public de la musique classique  : ainsi, les moins de 30 ans ne sont que 43% à juger que le public du classique n’est « pas diversifié socialement », contre 57% pour l’ensemble des classes d’âge.

Toutefois, ils sont beaucoup plus nombreux à pointer le fait que le public de la musique classique est en moyenne très âgé. Ainsi, 65% des moins de 30 ans pensent que le public de la musique classique n’est « pas diversifié » en termes d’âge, soit une proportion bien supérieure à celle observée pour toutes les classes d’âge après 30 ans. En particulier, seuls 32% des 60 ans ou plus (qui constituent à eux seuls près de la moitié du public du classique rappelons-le) jugent que le public du classique n’est pas diversifié en termes d’âge.

 

 

enquête revopera



"Des occasionnels aux aficionados, le public de la musique classique : 9 millions de personnes en France"
Retrouvez tous les résultats de l'enquête Revopéra !

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