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Haendel en 10 CD : une discographie idéale

Haendel en 10 CD : une discographie idéale

Après Mozart et Vivaldi, voici un nouveau dossier consacré à Haendel. Celui-ci vous permettra de découvrir le compositeur en 10 disques, de ses opéras à sa musique instrumentale !


Giulio Cesare – Minkowski (Archiv)

C’est probablement l’opéra le plus connu du compositeur, en tout cas le plus représenté actuellement. Marc Minkowski signe une version de référence, avec une direction flamboyante qui balaye tout sur son passage. La distribution est royale, avec notamment la plus belle Cleopatra au disque (Magdalena Kožená). On écoutera également la version de René Jacobs (Harmonia Mundi), avec une fabuleuse Jennifer Larmore dans le rôle-titre.


Ariodante – Minkowski (Archiv)

Ce disque est un miracle, probablement l’un des plus beaux disques Haendel jamais enregistrés. Marc Minkowski bouleverse, passionne, bouscule de bout en bout, emmenant ses Musiciens du Louvre et un incroyable distribution vers des sommets d’émotion. En Ariodante, Anne-Sofie von Otter trouve le rôle de sa vie. Inoubliable !


Agrippina – Jacobs (Harmonia Mundi)

Créé à Venise, cet opéra fut l’un des premiers triomphes du Caro Sassone, lors de son voyage en Italie. Porté par un livret irrésistible, l’oeuvre, pour rester passionnante de bout en bout, nécessite un chef plein d’imagination. Inutile de dire que René Jacobs est l’homme de la situation !


Alcina – Hickox (EMI)

Avec Alcina, Haendel écrit le plus beau rôle féminin de tout l’opéra baroque : six arias bouleversants, dont « Ah mio cor » et « Ombre pallide » au 2e acte. L’oeuvre n’a, pour le moment, pas trouvé d’enregistrement idéal au disque et on regrette que Cecilia Bartoli n’ait pas (encore ?) enregistré le rôle. La gravure d’EMI possède toutefois de nombreuses qualités, avec en premier lieu l’incarnation de la regrettée Arleen Auger, littéralement transfigurée par le rôle.


Il Trionfo del Tempo e del Disinganno – Haïm (Virgin Classics)

Les oratorios de la période « italienne » de Haendel sont des purs bijoux. Ce Trionfo n’a par exemple rien à envier aux plus beaux opéras du compositeur. Emmanuelle Haïm signe une superbe version, avec notamment Natalie Dessay, inouïe dans la virtuosité et un superbe Concert d’Astrée. On écoutera également La Resurrezione, dont Marc Minkowski a enregistré une version de référence.


Messiah – McCreesh (Archiv)

Difficile de faire un choix unique parmi les nombreuses versions du Messie qui peuplent la discographie. Beaucoup de versions possèdent de grandes qualités. Paul McCreesh réussit sans doute la plus belle synthèse : un choeur anglais impeccable, un orchestre investi et un plateau de solistes éblouissant, à commencer par Bernarda Fink.


Saul – Jacobs (Harmonia Mundi)

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Dans oratorio raconte la fin de la vie de Saül, premier roi d’Israël, et l’ascension de son successeur, le roi David. René Jacobs fait une nouvelle fois des merveilles, avec un Concerto Köln des grands jours et des solistes parfaits.


Dixit Dominus – Creed (Harmonia Mundi)

Composé à Rome, ce Dixit Dominus est l’une des oeuvres vocales (hors opéra) les plus jouées de Haendel (et souvent couplée avec le Magnificat de Bach). En voici une version remarquable chez Harmonia Mundi, avec un ensemble virtuose (Akademie für Alte Musik) et d’excellents solistes. L’oeuvre est couplée avec l’Ode pour l’Anniversaire de la Reine Anne, écrit également pour célébrer le traité d’Utrecht et la fin à la guerre de Succession d’Espagne.


Concerti grossi op.3 – Minkowski (Erato)

Avec ce recueil de concertos, Haendel reprend, comme à son habitude, des motifs ou des mouvements d’anciennes oeuvres. Il en résulte un patchwork ébouriffant. À la tête de ses Musiciens du Louvre, Marc Minkowski fait une nouvelle fois merveille dans Haendel.


Water Music – Ensemble Zefiro (Ambroisie)

Comme pour le Messie, les version de cette Water Music ne manquent pas. L’ensemble Zefiro propose l’interprétation la plus vivante, la plus inventive, avec des solistes somptueux (hautbois, cors, trompettes notamment). On conseille également, par le même ensemble, mais sur un autre disque, la Music for the Royal Fireworks, tout aussi ébouriffante.

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