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Le financement de l’Opéra de Paris : niveau record du mécénat en 2015

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Note : on définit ici le taux d’autofinancement comme le ratio entre l’ensemble des recettes (billetterie, visites des opéras, vente de programmes, mécénat, ressources indirectes issues de retransmissions, etc.) hors subventions publiques, et le volume total des recettes.

Une hausse régulière du taux d’autofinancement, qui dépasse 50% depuis 2014

En dix ans, le taux d’autofinancement de l’Opéra national de Paris a nettement progressé, passant de 41% en 2005 à 52% en 2015. Cette progression a été régulière, si ce n’est un brusque repli en 2009, où la crise économique avait entraîné un recul record des recettes privées. Entre 2014 et 2015, on observe également un très léger recul du taux d’autofinancement, suite à une baisse de 4 millions d’euros des recettes de billetterie, qui font suite à plusieurs mouvements sociaux ayant conduit à des annulations de spectacles.

Cette hausse régulière du taux d’autofinancement ne signifie pas pour autant que la subvention de l’Etat à l’ONP a continuellement diminué depuis dix ans : bien au contraire, elle a légèrement progressé entre 2005 et 2011, passant de 95 à 106 millions d’euros (+9%). Mais dans le même temps, les recettes ont beaucoup plus rapidement augmenté (+33%). Depuis 2012, subventions et recettes de billetterie reculent ou stagnent, mais elles sont de plus en plus compensées par d’autres financements (recettes commerciales, visites des salles), et surtout mécénat.

Un niveau record du mécénat, qui atteint 12 millions d’euros en 2015

En 2015, environ 6% du budget de l’Opéra national de Paris a été financé grâce au mécénat, soit une très forte progression en un an et un niveau jamais atteint dans l’histoire de l’institution. Pour autant, le poids du mécénat dans le budget global de l’ONP reste faible par rapport aux autres grands théâtres lyriques européens (un article à venir sur ce site vous précisera ce point).

Premier recul des dépenses en dix ans

Pour la première fois en dix ans, les dépenses de l’ONP ont reculé, passant de 203 millions d’euros en 2014 à 200 millions d’euros en 2015. Ces dépenses se répartissent en trois postes principaux :

  • la masse salariale, qui ne tient pas compte du cachet des artistes lyriques (mais est relative aux quelques 1 800 salariés permanents de l’ONP), et qui compte au total pour 57% des dépenses en 2015. C’est ce poste qui a le plus fortement diminué entre 2014 et 2015 ;
  • le coût des spectacles : environ 19% des dépenses en 2015 ;
  • les autres dépenses : environ 24% des dépenses en 2015.

A lire aussi : rapport annuel de l’Opéra national de Paris

 

 

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