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Au pianoforte, Kristian Bezuidenhout éblouit dans les Concertos de Beethoven

Au pianoforte, Kristian Bezuidenhout éblouit dans les Concertos de Beethoven

Sortie du CD le 31 janvier 2020

La nouvelle édition Beethoven du label Harmonia Mundi démarre de la plus belle des façons. Après un enregistrement miraculeux de Leonore, unique opéra du compositeur, par René Jacobs, voici un nouveau CD qui fera date, et qui marque le premier tome d’une nouvelle intégrale en 3 disques des Concertos pour clavier.

Sur instruments d’époque, on connaissait jusque ici les gravures de Bilson/Gardiner, Immerseel/Tafelmusik ou encore celle tout récemment publiée par Ronald Brautigam. Des enregistrements de très bonne qualité, mais auxquels il manquait la touche de folie, d’émotion et d’originalité que l’on retrouve dans le disque Harmonia Mundi.

Dès le premier accord en Mi bémol majeur du Concerto « L’empereur », irrésistible de puissance et beauté sonore, la partie est gagnée. Les instrumentistes du Freiburger Barockorchester, superbes de virtuosité et d’engagement, fournissent un tapis sonore rêvé sur lequel le clavier peut dérouler sa merveilleuse partition.

Jouant sur une copie d’un pianoforte Conrad Graf de 1824, Kristian Bezuidenhout, au sommet de son art, éblouit tout au long du disque. À la fois virtuose, puissant et délicat, il réussit à produire le difficile équilibre énergie/émotion nécessaire à ces oeuvres. Bezuidenhout bouleverse dans le mouvement lent du 5e concerto, où le mariage du son du pianoforte avec les cordes du Freiburger est à se damner. Dans le 2e Concerto, le pianofortiste livre une époustouflante cadence à la fin du 1er mouvement, basée sur une idée musicale de Robert Levin (improvisée lors des séances d’enregistrements avec Gardiner).

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La direction de Pablo Heras-Casado, vive, alerte et précise permet de maintenir ce fabuleux rythme tout au long des deux concertos.

Vite … la suite !

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