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Catherine Trottmann et Le Palais Royal magnifient Mozart et Haendel

Catherine Trottmann et Le Palais Royal magnifient Mozart et Haendel

Dans la magnifique salle historique du premier Conservatoire (là même où Hector Berlioz créa sa Symphonie fantastique en 1830), l’ensemble Le Palais Royal proposait hier soir un concert exemplaire et passionnant à tous les points de vue. Consacré à Mozart et Haendel, le spectacle retrace, au travers de différentes oeuvres instrumentales et vocales, l’influence que l’Italie a pu avoir sur les deux compositeurs. En introduction et en milieu de spectacle, Jean-Philippe Sarcos, directeur musical du Palais Royal, a présenté cette mise en perspective, de façon précise et humoristique.

Pour l’occasion, l’ensemble parisien a invité la mezzo-soprano Catherine Trottmann. Investie scéniquement (superbes récitatifs accompagnés), précise dans la vocalise (impressionnant « Alleluia » dans l’Exsultate Jubilate), techniquement au sommet (souffle, trille, tout y est !), la cantatrice a ébloui de bout en bout. Nous avons également été bluffé par la prise de risque (voire la cadence de l’extrême aigu à l’extrême grave dans le passage central de l’aria « Piangero » de Giulio Cesare), ainsi que par la maturité des incarnations. Vite, qu’on lui propose Cleopatra sur une scène en France !

Le Palais Royal a quant à lui été superbe d’engagement. Porté par un formidable continuo (Jenny Hardy au violoncelle, Thomas Tacquet au clavecin), l’ensemble s’est révélé tout aussi convaincant dans le baroque haendélien que dans Mozart. On retiendra notamment une très belle exécution de la 29e Symphonie du génie autrichien, dans laquelle la direction dynamique de Jean-Philippe Sarcos et la virtuosité des cordes a parfaitement rendu justice à l’écriture presque Sturm und Drang de l’oeuvre.

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